CRIEF : un ancien greffier accuse Mohamed Lamine Bangoura de détournement de salaire

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Pour la deuxième fois, Lanciné Kanko Kourouma, ancien greffier de la Cour constitutionnelle, a comparu devant la chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). Il accuse l’ex-président de la Cour constitutionnelle, Mohamed Lamine Bangoura, d’avoir détourné son salaire.

Répondant aux questions du parquet spécial ce mercredi 1er avril 2026, il a réitéré ses accusations :

« Je n’ai jamais perçu le montant de 16 millions de francs guinéens correspondant à mon salaire, depuis mon détachement jusqu’à la dissolution de la Cour », a-t-il déclaré à la barre.

Selon le plaignant, il a exploré toutes les voies possibles pour entrer en possession de son dû, sans succès. Il affirme également que son salaire initial de trois (3) millions de francs guinéens est resté inchangé, même après son détachement auprès de la Cour constitutionnelle.

« J’ai privilégié la diplomatie, aussi bien en interne qu’en externe. J’ai rencontré tous les conseillers de la Cour, un à un, pour leur expliquer ma situation, à l’exception d’une seule, aujourd’hui décédée. Si je ne l’ai pas rencontrée, c’est parce que c’était elle qui demandait souvent au président Kéléfa Sall de nous faire sortir de la salle lorsque les questions liées à leur traitement, notamment financier, étaient abordées. Je suis même allé jusqu’à écrire au président de la République de l’époque », a-t-il révélé.

Pour étayer ses propos sur le versement de 9 milliards de francs guinéens à la Cour constitutionnelle, conformément au rappel de salaire prévu par le décret de 2019, il affirme avoir consulté les services compétents, qui lui ont confirmé que les fonds avaient bien été décaissés.

« Sur ce montant, même les conseillers tirés au sort ont bénéficié de leur part. Mais nous, les greffiers, n’avons rien reçu. Même nos salaires, ils ont refusé de les payer », a-t-il dénoncé.

Après l’intervention du parquet et de la Cour, Lanciné Kanko Kourouma s’apprêtait à répondre aux questions de la défense. Mais faute de temps, l’affaire a été renvoyée au 8 avril prochain pour la suite des débats.

Par ODD,  pour Judicialex-gn.org

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