Affaire du viol de Balandougou : la justice frappe mais le principal suspect reste introuvable

Actu 1

C’est un procès lourd d’émotion qui s’est tenu ce jeudi à Mandiana. Le tribunal criminel pour enfants y a rendu son délibéré dans l’affaire du viol collectif de Balandougou, infligeant trois ans de prison ferme et 10 millions GNF d'amende à Oumar Condé et Lanceï Keïta. Mais l'ombre du troisième homme, Kalou Sylla, plane encore sur le dossier.

Derrière les portes closes de la salle d’audience, la victime de 13 ans, A.K., a livré un récit glaçant. Un guet-apens à la sortie d'un dancing, des coups de fouet pour briser sa résistance, et le supplice infligé tour à tour par trois agresseurs. Pire encore, l'agression a été filmée sous un faux prétexte, les bourreaux prétendant n'utiliser que la fonction torche de leur téléphone. Une déposition choc qui a totalement anéanti la version des accusés, lesquels soutenaient jusqu'alors l'absence de violence et le consentement de la mineure.

Ni les excuses publiques du père des accusés, ni les demandes de pardon des deux prévenus à la barre n'auront suffi à effacer la préméditation soulignée par le substitut du procureur. L'avocat de la défense, Me Ibrahima Kalil Kanté, a bien tenté de réduire la peine à deux ans en invoquant leur minorité, mais les juges ont tranché pour une peine ferme de trois ans.

La justice attend désormais le rattrapage de Kalou Sylla. Désigné comme l'agresseur le plus violent, il sera traduit devant le tribunal dès que les forces de l'ordre l'auront appréhendé.

 

Par Rahamane Mo, pour Judicalex-gn

Commentaires

Aucun commentaire pour l'instant. Soyez le premier à commenter !

Vous devez vous connecter pour commenter cet article.


Articles similaires