Urgent ! TPI de Dixinn : Bella Bah condamné à six mois d’emprisonnement, dont cinq avec sursis

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LeRenifleur Judicalex Guinée 19/08/2026

Le procès de l’activiste Abdourahmane « Bella » Bah, poursuivi pour « injure et diffamation par le biais d’un système informatique » à l’encontre d’Elhadj Mamadou Saliou Camara, imam-ratib de la grande mosquée Fayçal, a pris fin ce mercredi 19 août 2026.

Le tribunal de première instance (TPI) de Dixinn l’a déclaré coupable des faits d’« injure et de diffamation » qui lui étaient reprochés. Il a été condamné à six mois d’emprisonnement, dont cinq mois assortis de sursis, ainsi qu’au paiement d’une amende de 40 millions de francs guinéens.

Il est reproché à l’activiste d’avoir publié, sur sa page Facebook, des propos jugés offensants à l’égard du responsable religieux. Bella Bah a été interpellé le 8 août dernier à Conakry, avant d’être placé sous mandat de dépôt le 13 août 2026.

Quatre jours après son placement en détention, son procès s’est ouvert devant le tribunal correctionnel de Dixinn, le lundi 17 août 2026.

À la barre, le prévenu a plaidé non coupable des faits qui lui sont reprochés. Il a soutenu ne pas avoir « expressément prononcé le nom du chef religieux Elhadj Mamadou Saliou Camara » dans ses propos.

Cependant, le ministère public, représenté par le procureur Oumar Diallo, s’est dit convaincu de l’imputabilité des faits au prévenu. Selon lui, les faits sont non seulement « établis », mais également « graves ».

Compte tenu de ces éléments, le procureur a requis une peine d’un an d’emprisonnement ferme contre Bella Bah.

De leur côté, les avocats de la défense, Maîtres Alseny Aïssata Diallo et Alpha Amadou DS Bah, ont demandé au tribunal d’accorder de larges circonstances atténuantes à leur client.

Les conseils ont notamment souligné l’absence de partie civile dans cette procédure. Selon eux, Elhadj Mamadou Saliou Camara, présenté comme le principal concerné, n’a pas porté plainte.

« Il a pardonné en demandant au gouvernement aussi de pardonner Bella Bah. Donc, il n’y a pas de partie civile. Nous vous demandons de lui accorder de larges circonstances atténuantes », a plaidé la défense.

En rendant sa décision ce mercredi 19 août, le tribunal a déclaré Bella Bah coupable des faits qui lui étaient reprochés. Il l’a condamné à six mois d’emprisonnement, dont cinq mois assortis de sursis, ainsi qu’au paiement d’une amende de 40 millions de francs guinéens.

 

Par Sadialiou Barry, pour Judicalex-gn.org 

 

 

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