Élections présidentielle, législatives et communales : la HAC salue le caractère responsable de la couverture médiatique

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LeRenifleur Judicalex Guinée 28/08/2026

Le siège de la Haute Autorité de la Communication (HAC) a servi de cadre, ce vendredi 28 août 2026, à une conférence de presse animée par Boubacar Yacine Diallo, président de l’institution. À cette occasion, il a présenté le rapport général sur la régulation de la couverture médiatique des trois dernières élections organisées en Guinée, à savoir la présidentielle du 28 décembre 2025, ainsi que les élections législatives et communales des 28 décembre 2025 et 31 mai 2026. 

Selon le président de la HAC, ce document de 207 pages prend en compte l’ensemble des éléments liés à la couverture médiatique de ces scrutins à travers le pays. L’un des principaux enseignements de ce travail est l’absence de dérapages majeurs au cours de la couverture des différentes campagnes.

« Le rapport préliminaire qui avait été élaboré comptait plus de 500 pages. Si vous le désirez, nous pourrions vous le transférer sous forme de PDF pour votre usage. Nous ne pouvions pas publier 500 pages d’un rapport, ce serait fastidieux pour le lecteur. Donc, c’est en réalité une synthèse du rapport qui avoisine ou dépasse les cinq cents pages. Ce rapport, c’est donc la photographie de la couverture médiatique des trois campagnes. Et je voudrais déjà saluer le professionnalisme et l’esprit de responsabilité qui ont caractérisé les professionnels des médias, tous supports confondus : l’audiovisuel, la presse en ligne, la presse écrite et même quelques jeunes qui disposent de sites non reconnus, mais qui exercent. La preuve, c’est que nous n’avons reçu aucune plainte de qui que ce soit contre un journaliste, un média ou un correspondant de la presse étrangère, ce qui est rare. Je voudrais donc saluer votre travail, votre esprit de responsabilité, ainsi que la synergie des radios organisée par l’URTELGUI, qui a permis, dès le soir du scrutin, de publier les procès-verbaux dûment signés et affichés. Cela aussi est très rare. Je pense que la Guinée est le seul pays qui dispose d’une synergie des radios travaillant pendant des heures, parfois pendant des jours, pour couvrir une campagne électorale et diffuser, dès après le scrutin, les procès-verbaux. La totalisation est interdite aux médias : elle n’appartient qu’à la DGE, en tant qu’entité compétente pour diffuser les résultats provisoires, puis à la Cour suprême pour les élections nationales et aux tribunaux pour les élections locales. Donc, le premier mérite vous revient. La HAC vous en félicite et vous encourage à poursuivre ce débat et cette dynamique », a déclaré Boubacar Yacine Diallo.

Contrairement aux précédents scrutins, les dernières élections ont été marquées par plusieurs innovations, qui, selon le président de la HAC, ont contribué à leur bon déroulement.

« La première innovation consistait à associer des radios privées, parce que les élections communales et les élections législatives, dans leurs volets uninominal et plurinominal, nous ont mis face à un défi : celui de la distribution équitable des temps d’antenne. Nous avons donc été inspirés à utiliser les radios privées pour traiter des sujets concernant la vie et le développement des circonscriptions. Je voudrais saluer ce partenariat et j’espère que celui-ci sera étendu à d’autres radios, à d’autres télévisions et, pourquoi pas, à d’autres médias de la presse écrite et de la presse en ligne. La deuxième innovation, c’est d’avoir associé les radios rurales. Les 33 radios rurales ont été mises à contribution pour donner la parole aux candidats dans chacune des circonscriptions. Cela aussi est une expérience unique parce que, dans la plupart des pays, on nous dit que les radios rurales ne doivent pas faire de politique. Mais je dis : lorsqu’on parle du développement d’une localité, lorsqu’on est en compétition pour gérer une commune, est-ce que la radio rurale peut se soustraire à une telle activité ? La réponse est non. Les radios rurales ont donc servi de relais à la campagne médiatique pour les élections locales. Nous avons bénéficié de la totale compréhension de la direction de la Radio rurale, que je voudrais remercier. Les directeurs des stations ont fait un travail professionnel irréprochable. Qu’ils en soient également remerciés. L’autre innovation que nous avons pu mettre en œuvre, c’est la découverte de journalistes à l’intérieur du pays. Vous savez, jusqu’à récemment, nous n’avions que des points focaux dans les sept régions administratives. Ces points focaux, ce n’est pas l’invention de notre collège : nous les avons trouvés sur place. Ce que nous avons fait, c’est contribuer à dynamiser leur représentativité sur le terrain. Ils sont plus visibles qu’auparavant et plus actifs que par le passé. Mais les élections communales nous ont permis de découvrir la qualité de ces superviseurs. Nous avons donc désigné un superviseur par circonscription. Une circonscription équivaut à une préfecture. Ainsi, dans chacune de nos préfectures, nous avons désigné un superviseur qui jouait exactement le rôle prévu par notre comité de suivi de la campagne. Ces jeunes journalistes, que nous découvrions à peine, ont su faire notre travail à notre place, de Conakry à Yomou, de Lélouma à Forécariah. Aucun parti politique ni aucun candidat indépendant n’a saisi la HAC pour porter plainte. Au contraire, nous avons reçu les félicitations de nombreux candidats à l’endroit de ces jeunes journalistes que nous avons découverts et qui sont devenus les superviseurs de la HAC à l’intérieur du pays. Je voudrais donc leur dire merci. D’ailleurs, nous en avons tiré une conséquence heureuse : nous les avons désignés comme superviseurs permanents de la HAC dans chacune des préfectures et dans les 13 communes de Conakry », a expliqué le président de la HAC.

La Guinée à la tête de la plateforme des régulateurs de l’audiovisuel de l’UEMOA. L’autre sujet abordé lors de cette conférence de presse a été la tenue de la 12e Assemblée générale de la Plateforme des régulateurs de l’audiovisuel des pays membres de l’UEMOA et de la Guinée. Pour la première fois, Conakry accueillera, les 31 août et 1er septembre 2026, cet événement sous-régional, qui réunira neuf pays, dont le Sénégal, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Bénin et le Togo.

« Cette douzième Assemblée générale se tient après la onzième, qui s’est tenue à Lomé, au Togo, il y a deux ans. L’Assemblée générale ordinaire se tient tous les deux ans. Il y a également des assemblées extraordinaires. À l’occasion de cette assemblée générale de l’UEMOA, le président de la HAC du Togo a été élu président. Il est donc le président en exercice sortant. Et la Guinée avait été élue vice-présidente. Les statuts prévoient qu’au bout de deux ans, le vice-président est élu par acclamation président pour les deux années qui suivent. Un vice-président est alors élu, qui fait l’apprentissage pendant deux ans et qui deviendra, deux ans après, par acclamation, le président de la plateforme. J’ai donc le plaisir de vous annoncer que la Guinée, dès mardi matin, prendra les charges de président de la plateforme des régulateurs. Et c’est à votre bonheur : c’est nous qui devrons ensemble conduire ce mandat. Nous serons à votre écoute et, si vous avez des activités à nous proposer, ce mandat pourra nous permettre de les réaliser, notamment concernant le renforcement des capacités des journalistes. C’est l’une des priorités de cette plateforme.

D’ailleurs, le thème que nous avons choisi est : “La régulation des réseaux sociaux” », a annoncé Boubacar Yacine Diallo. Cette rencontre sous-régionale permettra ainsi à la Guinée de partager son expérience avec les autres pays membres de l’UEMOA, dans un contexte marqué par l’importance croissante des réseaux sociaux à travers le monde.

 

Par ODD, pour Pour Judicalex-gn.org

 

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